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Ondes mécaniques, diffraction et interférences

Célérité, longueur d'onde, condition de diffraction, différence de marche.

Physique-chimie · fiche gratuite · 19 min de lecture

Les ondes sont le seul chapitre de physique-chimie qui tombe aussi bien à l'écrit qu'en pratique. Les quatre autres chapitres de physique-chimie en accès libre — fiche + QCM corrigé, sans compte, sans email : Déterminer la composition d'un système · Prévoir l'état final : équilibre et pH · Deuxième loi de Newton et champs uniformes · Oxydo-réduction : piles et électrolyse. Ou reçois l'accès à tes chapitres gratuits par email.

Ce qu'il faut savoir faire

Décrire la propagation d'une onde mécanique et calculer un retard, relier λ, v et f, exploiter un niveau d'intensité sonore en décibels, déterminer une vitesse par effet Doppler, exploiter θ = λ/a en diffraction et i = λD/b en interférences.

L'onde mécanique : la définition attendue mot pour mot

Une onde mécanique progressive est la propagation d'une perturbation dans un milieu matériel, sans transport de matière. Le milieu oscille sur place ; ce qui se déplace, c'est la perturbation — et l'énergie qu'elle transporte. Les deux moitiés de la phrase comptent : « sans transport de matière » et « avec transport d'énergie ».

Transversale ou longitudinale :

Le retard. Un point M situé à la distance d de la source reproduit le mouvement de la source avec un retard τ = d / v. C'est la relation qui permet de lire une célérité sur deux courbes décalées. Sur un aller-retour (sonar, échographie, écho), la distance cherchée vaut d = v·τ / 2 — l'oubli du facteur 2 est la faute la plus fréquente de l'exercice.

La double périodicité. Une onde progressive périodique se répète dans le temps (période T) et dans l'espace (longueur d'onde λ) :

λ = v T = v / f, avec f = 1 / T

λ est la distance parcourue par l'onde pendant une période, c'est-à-dire la distance entre deux points en phase consécutifs.

La célérité dépend du milieu, pas de la source. Ordres de grandeur à connaître pour le son : ≈ 340 m·s⁻¹ dans l'air à 20 °C, ≈ 1 500 m·s⁻¹ dans l'eau, ≈ 5 000 m·s⁻¹ dans l'acier. Conséquence directe, et régulièrement piégée : quand une onde change de milieu, la fréquence est imposée par la source et reste inchangée ; c'est v qui change, donc λ change.

Intensité sonore et niveau en décibels

Intensité sonore I : puissance sonore reçue par unité de surface, en W·m⁻².

Niveau d'intensité sonore : L = 10 log(I / I₀), en décibels (dB), avec I₀ = 1,0 × 10⁻¹² W·m⁻² (seuil d'audibilité conventionnel à 1 kHz). Relation inverse à savoir écrire : I = I₀ × 10^(L/10).

Ce qu'il faut manipuler sans calculatrice :

Les décibels ne s'additionnent pas. Deux sources identiques de 60 dB ne font pas 120 dB : on additionne les intensités, qui doublent, donc 63 dB. C'est le piège numéro un du chapitre.

Atténuation : A = L₁ − L₂, en dB. Pour une source ponctuelle rayonnant dans toutes les directions, I = P / (4πd²) : l'intensité varie en 1/d², donc doubler la distance coûte 6 dB.

Repères utiles : 0 dB seuil d'audibilité · 60 dB conversation · 85 dB seuil de risque en exposition prolongée · 120 dB seuil de douleur.

Exemple type. I = 2,5 × 10⁻⁵ W·m⁻² → L = 10 log(2,5 × 10⁻⁵ / 1,0 × 10⁻¹²) = 10 log(2,5 × 10⁷) = 74 dB. Une seconde source identique porte le total à 77 dB, pas à 148.

Effet Doppler

C'est le décalage de fréquence dû au mouvement relatif entre la source et l'observateur.

Qualitativement : la source s'approche → les fronts d'onde se resserrent devant elle → λ diminue et la fréquence perçue augmente (son plus aigu). Elle s'éloigne → la fréquence perçue diminue (son plus grave). Le changement de hauteur s'entend au moment du passage, pas avant.

D'où vient la formule. Pendant une période T, la source avance de v_s T : deux fronts successifs ne sont plus séparés de vT mais de λ' = (v − v_s) T. Comme f' = v / λ' :

où v est la célérité de l'onde dans le milieu et v_s la vitesse de la source. La célérité v est au numérateur ; la vitesse de la source n'apparaît qu'au dénominateur.

Exemple type. Sirène de fréquence 700 Hz, véhicule à v_s = 30 m·s⁻¹, son à v = 340 m·s⁻¹ :

Les applications qui tombent en exercice : cinémomètre routier et radar, échographie Doppler (vitesse du sang), mesure de la vitesse radiale des étoiles et détection d'exoplanètes, décalage vers le rouge des galaxies lointaines — argument observationnel de l'expansion de l'Univers. Pour la lumière et des vitesses faibles devant c, on utilise Δλ / λ ≈ v / c.

Diffraction

Une onde est diffractée quand elle rencontre une ouverture ou un obstacle de dimension a du même ordre de grandeur que λ, ou plus petite. L'onde ne passe plus tout droit : elle s'étale.

Écart angulaire entre le milieu de la tache centrale et le premier minimum :

θ = λ / a, avec θ en radians (approximation des petits angles)

Sur un écran à la distance D, la largeur de la tache centrale vaut :

L = 2 λ D / a

La relation est inverse : fente étroite → tache large. C'est le résultat le plus demandé du chapitre, et l'inverser fait perdre toute la question.

Ce que la diffraction ne change pas : ni la fréquence, ni la longueur d'onde, ni la célérité. Seule la direction de propagation est modifiée.

Exemple type. Laser λ = 633 nm, fente a = 0,10 mm, écran à D = 2,00 m : θ = 633 × 10⁻⁹ / 1,0 × 10⁻⁴ = 6,3 × 10⁻³ rad, puis L = 2 × 6,3 × 10⁻³ × 2,00 = 2,5 cm.

Le protocole expérimental attendu : faire varier a, mesurer L, puis tracer L en fonction de 1/a. On obtient une droite passant par l'origine, de coefficient directeur 2λD — d'où λ. Tracer L en fonction de a ne donne pas une droite : c'est tout le sens de l'exercice.

Deux pièges de figure : une fente verticale étale la tache horizontalement, perpendiculairement à la fente ; et un fil de diamètre a donne la même figure qu'une fente de largeur a.

La diffraction de la lumière est l'observation qui impose le modèle ondulatoire : un modèle purement corpusculaire ne la prévoit pas.

Interférences

Deux ondes cohérentes — même fréquence, déphasage constant, en pratique deux fentes éclairées par la même source — se superposent. Le résultat en un point M ne dépend que de la différence de marche :

δ = |S₂M − S₁M|

k est l'ordre d'interférence. Au centre de la figure δ = 0 : la frange centrale est toujours brillante.

Fentes d'Young. Pour deux fentes distantes de b, sur un écran à la distance D, les franges sont régulièrement espacées de l'interfrange :

i = λ D / b

Exemple type. λ = 633 nm, b = 0,20 mm, D = 2,00 m → i = 633 × 10⁻⁹ × 2,00 / (2,0 × 10⁻⁴) = 6,3 mm.

La mesure qui rapporte les points : on ne mesure jamais un interfrange. On mesure la largeur de N interfranges et on divise par N — l'incertitude est divisée par N d'un coup.

En lumière blanche : la frange centrale est blanche (δ = 0 pour toutes les longueurs d'onde), les suivantes sont irisées puis se brouillent, parce que i dépend de λ — le rouge est plus écarté que le bleu.

Les interférences ne créent pas d'énergie : elle est redistribuée. Ce qui manque dans les franges sombres se retrouve dans les franges brillantes.

Ne pas confondre diffraction et interférences

DiffractionInterférences
Causeune ouverture de largeur adeux sources cohérentes distantes de b
Grandeurlargeur de la tache centrale L = 2λD/ainterfrange i = λD/b
Figuretache centrale deux fois plus large que les autresfranges toutes de même largeur

Dans une expérience à deux fentes, les deux phénomènes coexistent : les franges d'interférences, espacées de i, sont modulées par la figure de diffraction de chaque fente, de largeur 2λD/a. C'est exactement ce que montre la photo classique des sujets.

Analyser une mesure : incertitude-type et écart normalisé

En physique-chimie, la dernière question d'un exercice expérimental n'est presque jamais un calcul : c'est « votre résultat est-il compatible avec la valeur de référence ? ». Une copie qui donne le bon nombre et s'arrête là laisse les points de la fin sur la table. Les cinq outils ci-dessous suffisent pour toutes les situations du programme.

1 — L'incertitude-type d'une mesure unique. Avec un instrument gradué dont la plus petite graduation vaut d, on retient u(x) = d / √3. Une règle graduée au millimètre donne u = 1/√3 ≈ 0,6 mm. Si la mesure exige deux pointés (le bord gauche et le bord droit d'une tache), les deux incertitudes se composent et u ≈ 0,8 mm.

2 — Répéter la mesure. Pour N mesures indépendantes, la meilleure valeur est la moyenne, et l'incertitude-type vaut u = s / √N, où s est l'écart-type expérimental (touche σₙ₋₁ de la calculatrice). Le √N est une mauvaise nouvelle déguisée en bonne : diviser l'incertitude par 2 coûte 4 fois plus de mesures.

3 — Composer les incertitudes. Pour un produit ou un quotient, ce sont les incertitudes relatives qui se composent, et en carrés :

u(λ)/λ = √[ (u(L)/L)² + (u(a)/a)² + (u(D)/D)² ]

Pour une somme ou une différence, ce sont les incertitudes absolues qui se composent en carrés. La règle à retenir tient en une phrase : on n'additionne jamais deux incertitudes directement, on additionne leurs carrés. Conséquence utile en temps limité : un terme trois fois plus petit qu'un autre ne pèse quasiment rien dans la racine — on peut dire lequel domine et le justifier.

4 — Écrire le résultat. L'incertitude s'arrondit à un chiffre significatif (deux au maximum), et la valeur s'aligne sur la même décimale. On écrit λ = (6,30 ± 0,11) × 10⁻⁷ m. Écrire « λ = 6,3047 × 10⁻⁷ ± 0,11 × 10⁻⁷ m » est une contradiction dans les termes : les trois derniers chiffres affirment une précision que l'incertitude vient de démentir.

5 — L'écart normalisé, la question qui termine l'exercice.

z = |x_mesurée − x_référence| / √( u(x_mesurée)² + u(x_référence)² )

La phrase à écrire, telle quelle : *« L'écart normalisé vaut z = 0,27. Il est inférieur à 2 : la valeur mesurée est compatible avec la valeur de référence, l'écart observé s'explique par les incertitudes de mesure. »*

Deux mises en garde que les copies ignorent. Un résultat incompatible n'est pas un exercice raté — il vaut tous ses points si vous nommez une cause systématique plausible. Et à l'inverse, une incertitude énorme rend tout compatible : annoncer 630 ± 200 nm et conclure triomphalement à la compatibilité, c'est avouer que la mesure ne sert à rien.

Un exercice de bac déroulé de bout en bout

Ce qui suit est l'exercice de diffraction tel qu'il tombe, puis ce qu'une copie doit contenir — pas un corrigé en style télégraphique, les phrases exactes.

Énoncé

*On éclaire des fentes calibrées de largeur a avec un laser, et on mesure sur un écran placé à D = 2,00 m la largeur L de la tache centrale de diffraction. La distance D est connue à 5 mm près. Les largeurs L sont mesurées à la règle graduée au millimètre.*

a (mm)0,0500,0800,1000,1500,200
L (mm)50,231,925,117,212,5

*1. Justifier que le phénomène observé est bien une diffraction. 2. Établir la relation entre L, λ, D et a, et en déduire le graphique à tracer. 3. Déterminer le coefficient directeur de la droite obtenue. 4. En déduire λ. 5. Évaluer u(λ). 6. Le constructeur annonce λ = 633 nm, connue à 1 nm près : le résultat est-il compatible ? 7. Quelle mesure limite la précision, et comment l'améliorer ?*

Le brouillon, avant d'écrire une seule phrase

Trois lignes suffisent, et elles évitent les trois quarts des pertes de points : (a) ce qu'on cherche — une longueur d'onde, donc un résultat de l'ordre de quelques centaines de nanomètres, tout autre ordre de grandeur sera faux ; (b) la seule relation du cours qui relie les colonnes du tableau, L = 2λD/a ; (c) le fait que le tableau contient cinq mesures et pas une — l'énoncé ne demande donc pas un calcul mais une régression graphique, et calculer λ cinq fois pour en faire la moyenne, c'est répondre à côté de ce qui est noté.

Question 1 — la nuance que presque toutes les copies ratent

*« Une onde est diffractée lorsqu'elle rencontre une ouverture dont la dimension n'est pas très grande devant sa longueur d'onde. Ici a est compris entre 50 µm et 200 µm, pour λ de l'ordre de 0,6 µm. »*

À ce stade, un élève attentif voit une difficulté : a ≈ 80 λ, ce n'est pas « le même ordre de grandeur ». Il a raison de tiquer, et la bonne réponse est celle-ci : le critère utile n'est pas que a soit égal à λ, c'est que l'écart angulaire θ = λ/a soit assez grand pour être observable. Ici θ = 1,3 × 10⁻² rad, ce qui donne 5 cm d'étalement sur un écran à 2 m : parfaitement visible. Plus a diminue, plus le phénomène est marqué ; s'il est très grand devant λ, l'étalement existe toujours mais devient indétectable. Écrire « a est du même ordre de grandeur que λ » devant ce tableau est faux, et le correcteur le voit.

Question 2 — la formule, établie et non récitée

*« L'écart angulaire entre le milieu de la tache centrale et le premier minimum vaut θ = λ/a. La tache centrale s'étend symétriquement de part et d'autre de l'axe, sur une demi-largeur D·tan θ ≈ D·θ dans l'approximation des petits angles. Sa largeur totale vaut donc :*

L = 2 D θ = 2 λ D / a

*Cette relation s'écrit L = (2λD) × (1/a) : L est proportionnelle à 1/a et non à a. Le graphique à tracer est donc L en fonction de 1/a, qui doit donner une droite passant par l'origine. »*

Le membre de phrase « passant par l'origine » n'est pas décoratif : il porte un point à lui seul, parce qu'il est ce qui valide le modèle. Une droite qui ne passe pas par l'origine signalerait un décalage systématique dans la mesure de L.

Question 3 — le coefficient directeur

On complète d'abord le tableau, et on convertit — c'est ici que se perdent les facteurs 1 000 :

a (m)5,0 × 10⁻⁵8,0 × 10⁻⁵1,00 × 10⁻⁴1,50 × 10⁻⁴2,00 × 10⁻⁴
1/a (m⁻¹)20 00012 50010 0006 6705 000
L (m)0,05020,03190,02510,01720,0125

*« Les points sont alignés et la droite moyenne passe par l'origine. Son coefficient directeur se lit sur deux points de la droite tracée, choisis aussi éloignés que possible :*

k = (50,4 − 12,6) × 10⁻³ / (20 000 − 5 000) = 37,8 × 10⁻³ / 1,50 × 10⁴ = 2,52 × 10⁻⁶ m² *»*

Deux réflexes valent des points ici. Le coefficient directeur se lit sur la droite, jamais sur deux points expérimentaux — sinon toute la moyenne faite par le tracé est perdue. Et son unité se déduit : des mètres divisés par des mètres⁻¹, donc des m². Savoir nommer l'unité d'un coefficient directeur est un marqueur de copie sérieuse.

Question 4 — la longueur d'onde

*« Par identification, k = 2λD, donc :*

λ = k / (2D) = 2,52 × 10⁻⁶ / (2 × 2,00) = 6,30 × 10⁻⁷ m = 630 nm

*Cette valeur appartient au domaine visible, dans le rouge, ce qui est cohérent avec l'utilisation d'un laser rouge. »*

La dernière phrase coûte cinq secondes et rapporte le point de cohérence, qui est presque toujours au barème.

Question 5 — l'incertitude

*« On encadre le nuage de points par les deux droites extrêmes acceptables, de coefficients k_min = 2,44 × 10⁻⁶ m² et k_max = 2,60 × 10⁻⁶ m², d'où :*

u(k) = (k_max − k_min) / (2√3) = 0,16 × 10⁻⁶ / 3,46 = 4,6 × 10⁻⁸ m², soit u(k)/k = 1,8 %

*L'incertitude relative sur D vaut u(D)/D = 5 × 10⁻³ / 2,00 = 0,25 %. Comme λ = k/(2D) est un quotient :*

u(λ)/λ = √(0,018² + 0,0025²) = 0,018, soit u(λ) = 0,018 × 630 = 11 nm

*Le résultat s'écrit λ = (630 ± 11) nm, soit (6,30 ± 0,11) × 10⁻⁷ m. L'incertitude sur D est négligeable devant celle du tracé : c'est le graphique qui limite la précision. »*

Question 6 — l'écart normalisé

*« z = |630 − 633| / √(11² + 1²) = 3 / 11,0 = 0,27. Cet écart normalisé est inférieur à 2 : la valeur mesurée est compatible avec la valeur annoncée par le constructeur, l'écart observé s'expliquant par les incertitudes de mesure. »*

Question 7 — l'esprit critique, et il se prépare

*« La mesure la moins précise est celle de la fente la plus large (a = 0,200 mm) : sa tache ne mesure que 12,5 mm, et l'incertitude de pointé (≈ 0,8 mm) y représente 6 % de la valeur, contre 1,6 % pour la tache de 50 mm. Ce sont les petites taches qui dégradent le tracé.*

*Trois améliorations, par efficacité décroissante : éloigner l'écran (L est proportionnelle à D, l'incertitude de pointé ne l'est pas) ; mesurer la largeur de plusieurs taches ou répéter le pointé N fois pour diviser l'incertitude par √N ; photographier la figure avec une règle dans le champ et pointer sur l'image agrandie.*

*Une erreur systématique reste possible : si D est mesurée depuis la sortie du laser et non depuis le plan de la fente, toutes les valeurs de L sont affectées dans le même sens, ce qui décale λ sans dégrader l'alignement des points — un graphique parfait ne prouve donc pas l'absence d'erreur systématique. »*

Cette dernière phrase est le genre de remarque qui fait passer une copie de « juste » à « très bonne » : elle montre qu'on a compris ce qu'un alignement de points prouve, et ce qu'il ne prouve pas.

Partie B — le même exercice, version son, en plan détaillé

*Un marteau-piqueur produit L₁ = 95 dB à d₁ = 2,0 m. Le seuil de risque en exposition prolongée est de 85 dB.*

1. Niveau à 20 m. La distance est multipliée par 10, l'intensité varie en 1/d² donc elle est divisée par 100, soit − 20 dB : L = 75 dB. (Aucun logarithme à calculer : les trois repères ×2 → +3, ×10 → +10, ×100 → +20 suffisent.)

2. Deux marteaux identiques à 20 m. Les intensités s'additionnent et doublent, donc + 3 dB : 78 dB, et non 150.

3. Distance à laquelle on repasse sous le seuil de 85 dB. Il faut perdre 10 dB depuis d₁, donc diviser l'intensité par 10, donc multiplier la distance par √10 : d = 2,0 × 3,16 ≈ 6,3 m.

4. Un engin klaxonne en s'approchant : sa fréquence propre est 440 Hz, le piéton perçoit 470 Hz. Source qui s'approche, donc f' = f·v/(v − v_s), d'où v_s = v(1 − f/f') = 340 × (1 − 440/470) = 21,7 m·s⁻¹ ≈ 78 km·h⁻¹.

Ce que le correcteur voit en trois secondes

Ce qu'il voitCe qu'il en conclut
L'application numérique sans la relation littérale au-dessusFormule peut-être devinée : le point de méthode ne peut pas être mis
Un résultat sans unité, ou en unités mélangées (mm et m)Conversion non maîtrisée, c'est l'erreur la plus fréquente du chapitre
Quatre chiffres significatifs pour une lecture à la règleLa notion de précision n'est pas comprise
Un coefficient directeur lu sur deux points expérimentauxLe tracé n'a servi à rien
Un résultat encadré, avec son unité et son ordre de grandeur commentéCopie sûre d'elle, la suite sera lue avec bienveillance
Un écart normalisé calculé et interprété en une phraseTous les points de la fin sont acquis

Les erreurs qui coûtent le plus

Teste-toi — 12 questions corrigées

Réponds sans regarder la fiche : la correction et l'explication s'affichent après chaque réponse.

  1. Des interférences sont constructives lorsque la différence de marche vaut :

    Réponse : kλ. Un nombre entier de longueurs d'onde : les ondes arrivent en phase. Le cas (k+½)λ correspond aux interférences destructives.
  2. Plus la fente de diffraction est étroite :

    Réponse : plus la tache est large. θ = λ/a : la relation est inverse. C'est le résultat le plus demandé du chapitre, et l'inverser fait perdre toute la question.
  3. Lorsqu'une onde change de milieu :

    Réponse : sa fréquence reste inchangée. C'est la célérité qui dépend du milieu, donc la longueur d'onde change. La fréquence est imposée par la source. Ce point est très régulièrement piégé.
  4. L'écart angulaire de diffraction par une fente de largeur a s'écrit θ = λ/a. Cette relation suppose :

    Réponse : θ petit et exprimé en radians. La formule découle de l'approximation des petits angles (tan θ ≈ θ) et n'est valable qu'en RADIANS. Le phénomène n'est notable que si a est du même ordre de grandeur que λ : une fente large devant λ ne diffracte pratiquement pas.
  5. Deux haut-parleurs identiques produisent chacun un niveau de 60 dB en un point. Allumés ensemble, ils y produisent :

    Réponse : 63 dB. On additionne les INTENSITÉS, jamais les niveaux. L'intensité double, ce qui ajoute 10 log 2 ≈ 3 dB : 60 → 63 dB. Répondre 120 dB est le piège n°1 du chapitre ; ce serait une intensité multipliée par 10^6.
  6. Une sirène de fréquence 700 Hz s'approche d'un piéton immobile à 30 m·s⁻¹. La célérité du son vaut 340 m·s⁻¹. La fréquence perçue vaut environ :

    Réponse : 768 Hz. f' = f × v/(v − v_s) = 700 × 340/310 ≈ 768 Hz. En approche le dénominateur diminue, donc la fréquence perçue AUGMENTE (son plus aigu). 643 Hz est la valeur d'après le passage, quand la source s'éloigne : f × 340/370.
  7. Dans une expérience de fentes d'Young, on double la distance b entre les deux fentes sans rien changer d'autre. L'interfrange :

    Réponse : est divisé par deux. i = λD/b : l'interfrange est inversement proportionnel à b, donc doubler b le divise par deux. Attention à ne pas confondre b (écart entre les deux fentes, interférences) avec a (largeur d'une fente, diffraction).
  8. Un sonar émet une salve et reçoit son écho 0,40 s plus tard. La célérité du son dans l'eau vaut 1 500 m·s⁻¹. Le fond se trouve à :

    Réponse : 300 m. Le son fait l'aller ET le retour : d = v·τ/2 = 1500 × 0,40/2 = 300 m. Oublier le facteur 2 donne 600 m — c'est la faute la plus fréquente de ce type d'exercice.
  9. Une mesure de diffraction donne λ = (630 ± 11) nm. Le constructeur annonce 633 nm à 1 nm près. L'écart normalisé vaut z = 0,27. On doit en conclure que :

    Réponse : la mesure est compatible avec la référence : l'écart s'explique par les incertitudes. L'écart normalisé z = |x_mes − x_réf| / √(u_mes² + u_réf²) compare l'écart observé à ce que les incertitudes autorisent. La convention du programme est z ≤ 2 → compatible, z > 2 → incompatible, et il faut alors chercher une erreur systématique. Ici z = 3/11,0 = 0,27 : l'écart de 3 nm est bien plus petit que les 11 nm d'incertitude. Deux valeurs différentes ne sont donc pas deux valeurs en désaccord — c'est tout l'objet de cette question de fin d'exercice, et la phrase de conclusion doit être écrite, pas seulement le calcul.
  10. On mesure la largeur L de la tache centrale de diffraction pour plusieurs fentes de largeur a, à distance D fixée, afin de déterminer λ. Le graphique qui donne une droite exploitable est :

    Réponse : L en fonction de 1/a, de coefficient directeur 2λD. La relation est L = 2λD/a, soit L = (2λD) × (1/a) : L est proportionnelle à 1/a, pas à a. Tracer L = f(a) ne donne donc pas une droite mais une branche d'hyperbole, et c'est l'erreur qui fait perdre toute la question. Le coefficient directeur de la droite L = f(1/a) vaut 2λD et s'exprime en m² ; comme D est connue, il donne λ = k/(2D). La droite doit passer par l'origine — ce détail est ce qui valide le modèle, et il est presque toujours au barème.
  11. On pointe le bord d'une tache de diffraction avec une règle graduée au millimètre. L'incertitude-type associée à ce pointé unique vaut :

    Réponse : environ 0,6 mm, soit la plus petite graduation divisée par √3. Pour un instrument gradué dont la plus petite graduation vaut d, l'incertitude-type d'une mesure unique vaut u = d/√3. Ici d = 1 mm, donc u = 1/√3 ≈ 0,6 mm. Retenir 1 mm revient à confondre la graduation avec l'incertitude : la graduation est la donnée, u en est le résultat, et le facteur √3 vient de la loi uniforme sur l'intervalle de largeur d. La moitié de la graduation, 0,5 mm, est l'ancienne convention de la « demi-plus-petite-division » : ce n'est plus celle du programme, et elle sous-estime u. Quant à 0,8 mm, c'est bien une valeur du chapitre — mais celle d'un DOUBLE pointé, le bord gauche puis le bord droit d'une tache, dont les deux incertitudes se composent. Pour un pointé unique elle est trop grande : lire l'énoncé jusqu'au mot « unique » suffit à écarter ce piège.
  12. On détermine une longueur d'onde par λ = L·a/(2D). Les trois incertitudes relatives valent u(L)/L = 3,0 %, u(a)/a = 4,0 % et u(D)/D = 0,50 %. L'incertitude relative sur λ vaut :

    Réponse : 5,0 %, en composant les carrés des trois incertitudes relatives. Pour un produit ou un quotient, ce sont les incertitudes RELATIVES qui se composent, et en carrés : u(λ)/λ = √[(u(L)/L)² + (u(a)/a)² + (u(D)/D)²] = √(3,0² + 4,0² + 0,50²) = √25,25 = 5,0 %. Les 7,5 % viennent de l'erreur que le cours nomme en une phrase : on n'additionne jamais deux incertitudes directement, on additionne leurs carrés — et la somme majore toujours le vrai résultat. La moyenne, 2,5 %, n'a aucun sens : ajouter une grandeur mal connue ne peut pas rendre le résultat plus précis que le meilleur des termes. Ne retenir que 4,0 % revient à négliger u(L)/L, qui est du même ordre de grandeur : c'est faux ici. En revanche négliger u(D)/D est légitime — 0,50 % contre 4,0 %, huit fois moins, il ajoute 0,25 à une somme de 25 et ne déplace pas le premier chiffre. Savoir dire quel terme domine, et le justifier, est exactement ce qui est attendu.

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